Maltraitance des enfants

 

L'enfant maltraité est celui qui est victime de violence physique, cruauté mentale, abus sexuel, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique.
En France, chaque année, 75 000 enfants sont victimes de maltraitance, 2 en meurent chaque jour. Près de 80 % des adultes maltraitants ont eux même été maltraités.


Quelles sont les différents types de violences ?

Les violences physiques
De toutes les formes de violence, les violences physiques sont celles qui sont le plus facilement repérables, plus facile à identifier.
La maltraitance physique se reconnait par les traces qu'elle laisse sur l'enfant : hématomes ou ecchymoses, brûlures, morsures, griffures, fractures...

Les négligences lourdes
Les enfants doivent être nourris ,ont besoin de soins, d'hygiène, de surveillance et de protection de la part des adultes et qui ne reçoivent pas ou pas suffisamment les soins indispensables à leur survie et à leur bien être, sont victimes de maltraitance. Les négligences lourdes représentent environ un tiers des cas de maltraitance sur enfants en France.

Les violences psychologiques
Les agressions verbales, les dévalorisations systématiques, les injures, les comportements sadiques et pervers, des manifestations de rejet, punitions excessives, les humiliations concernant leur niveau scolaire, leur apparence, leur physique, leurs capacités intellectuelles, tout ce qui remet en cause l'intégralité d'un enfant font partie des violences physchologiques.

Les violences sexuelles
L'inceste, le viol, l'attentat à la pudeur, l'utilisation des enfants à des fins pornographiques ou de prostitution sont des sévices les plus fréquents dans le proche milieu familial mais peut être imposé par un tiers (enseignant, prêtre, secte...).

Qui sont les auteurs de maltraitance ?

La violence dont est victime l'enfant maltraité est principalement exercée par une personne de son entourage familier (membres de la famille) ou des adultes ayant la charge des enfants (éducateur, instituteur, personnel soignant, famille d'accueil...). Les sectes représentent aussi un risque majeur pour les enfants. Tous le milieux sociaux sont concernés. Une profonde mésestime de soi, sentiment de vide, manque de confiance, constituent un trait commun.

Les facteurs de risques

Les carences éducatives sont les premiers facteurs de risques, viennent ensuite les conflits et séparations familiales, les problèmes psychopathologiques des parents (alcool, drogue, problèmes de santé...). Le chômage, la précarité, les difficultés financières, le logement inadéquat créent des conditions de vie défavorables et représentent également un signal d'alerte.

Que dit la loi ?

Pour les professionnels, assistantes sociales, éducateurs, médecins, instituteurs astreintes au secret professionnel doivent toujours faire part des mauvais traitements à l'égard des mineurs de moins de 15 ans. La révélation du secret dans ce cas est levé (article 226-14 du Code pénal).
Dans tous les cas, toute personne ayant connaissance de l'exostence d'un enfant maltraité ou supposé l'être doit aviser les autorités médicales, judicaires ou administratives. Ne pas le faire serait tomber sous la coupe de la non assistance à personne en danger (article 443-3 du Code pénal).


La parole des enfants

L'enfant maltraité est silencieux, il se protège en gardant sous silence les violences qu'il subies. Il faut s'attacher à écouter la parole de l'enfant.

 
 

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